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AUJOURD’HUI, C’EST LE GROUPE BOLLORÉ QUI CONTRÔLE LE CHEMIN DE FER AU CAMEROUN. ÇA N’A PAS TOUJOURS ÉTÉ LE CAS, MÊME AVEC LA CONVENTION DE CONCESSION SIGNÉE EN JANVIER 1999.
La Régie des Chemins de Fer (Regifercam) était inscrite sur la liste des entreprises étatiques à privatiser, fut mise en concession par le gouvernement camerounais, car les activités de transport ferroviaire représentaient pour les budgets de l’Etat une lourde charge.
La privatisation envisagée avait donc pour but de donner aux chemins de fer les moyens de jouer un rôle important dans l’économie nationale. Sur la base de la politique de restructuration de l’économie camerounaise, les activités de transport ferroviaire furent concédées à la société Camrail. Engagé en réalité en janvier 1996, le processus a abouti à la signature le 19 janvier 1996, d’une « convention de concession de l’activité des chemins de fer au Cameroun ». La reprise officielle de cette activité par Camrail a eu lieu le 1er avril 1999. Les signataires de cette convention étaient, d’une part, l’Etat du Cameroun et d’autre part le groupe Bolloré, avec comme opérateur le groupe Comazar, sous la désignation Camrail. Comment se fait-il donc que le groupe Bolloré se retrouve tout seul aujourd’hui à mener la barque ? En effet, Bolloré (via sa filiale Saga), dans le cadre d'un consortium avec un groupement belgo-sud africain (Comazar) a obtenu la concession du service public du chemin de fer Regifercam devenu Camrail. A la suite de la convention de 1999, un certain M. Kelbé a été nommé président du conseil d’administration. En réalité, celui-ci n’a jamais véritablement siégé comme tel. Ce rôle étant dévolu, dès le départ, à M. Giros du groupe Bolloré. A côté, l’opérateur Comazar n’est pas resté bien longtemps non plus. Il a en effet été absorbé par le groupe Bolloré.
par Jules Romuald Nkonlak
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