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Le 31 décembre prochain, toutes les caisses publiques vont être passées au peigne fin des fins limiers des Finances. Cette opération qui se déroulera sur toute l’étendue du territoire national, concerne les trésoreries générales, les recettes des finances, les recettes des domaines, les recettes municipales, les perceptions, les agences comptables, les régies de recettes et d’avances. Ce contrôle était prévu depuis le 14 janvier, conformément à la circulaire n°09/00/12 du ministre des Finances, Essimi Menye, portant instructions relatives à l’exécution du budget de l’Etat et des organismes subventionnés. Fait inédit, ce contrôle s’effectue en un seul jour et simultanément.
Cette opération, qui rentre dans le fonctionnement normal d’une administration publique qui se veut citoyenne, a provoqué un vent de panique parmi les concernés. D’autant que cette exigence de bonne gouvernance semble être sortie des habitudes locales. Du coup, dans les cabinets des ministres, ambassadeurs et autres gouverneurs, on assiste à une certaine fébrilité à deux semaines de l’échéance. Dans le communiqué de presse publié hier mercredi 16 décembre 2009 par l’argentier du gouvernement, il est précisé que « les procès verbaux établis à [cette] occasion devront être rédigés en un nombre d’exemplaires suffisant pour servir les archives du poste vérifié et, adressés sans délais au Contrôle supérieur de l’Etat et à la direction générale du Trésor, de la coopération financière et monétaire [des Finances] ».
Dans un contexte marqué par la fameuse opération Epervier dont Bedzigui dit qu’elle est « une épuration politique », mais qui officiellement proclame son ambition de traquer les gestionnaires publiques indélicats, cette précision peut apparaitre lourd de sens pour les concernés…
Par franck.essomba
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