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Les députés s'inquiètent du degré d'alcool utilisé dans la fabrication de cette boisson et de bien d'autres qui sont largement au dessus des minima fixés.
C'est la Commune d'arrondissement de Yaoundé 3 qui a lancé la " première salve " il y a trois semaines au cours de la session de son conseil municipal consacré à l'examen et à m'approbation du compte administratif 2008. Dans une délibération votée par l'ensemble des participants à ces assises, les conseillers municipaux interdisaient la production, la commercialisation en sachets et en bidons " des boissons dont la teneur en alcool est supérieure à16° ". La préoccupation est revenue à l'Assemblée nationale vendredi dernier lors de l'interpellation des ministres de la Santé publique et du Commerce par le député Rdpc Roger Nkodo Dang. Ce dernier après avoir fait remarquer les effets néfastes desdits alcools sur l'organisme humain (décès, cirrhose de foie, perte de la vue, perte de la virilité…) s'est interrogé sur les mesures envisagées par le gouvernement pour faire face à cette situation. André Mama Fouda, le ministre de la Santé publique qui a d'emblée indiquer que ces conséquences sont d'abord le résultat d' " une consommation abusive d'alcool " a regretté le " glissement " de plus en plus observé vers les jeunes et les femmes et le " marketing agressif des industries de fabrication d'alcool qui mettent sur le marché des produits dans des conditionnements qui les rendent accessibles à un grand nombre, tels que les sachets… ".
Revenant sur le rôle de son département ministériel dans la chaîne de fabrication desdits produits, le ministre de la Santé publique. De la sensibilisation à différents contrôles sanitaires dans les industries brassicoles. Il est question des questions d'hygiène à la fois des lieux et du personnel de production, de la nature du matériel et des matières premières utilisés. Selon le ministre de la Santé publique, le contrôle de qualité concerne le degré d'alcool utilisé. Il est en outre question de l'évaluation des risques sanitaires liés à la consommation de ces produits. On peut tout de même regretter qu'avec l'intervention du ministre de la Santé, les producteurs d'alcool connaissent les minima de dosage indiqué, soit 40% pour les alcools comme le " Kitoko " et autres et 38% pour les alcools distillés. On peut donc comprendre que si ceux qui fixent ces plafonds n'ont pas prévus de maxima à ne pas dépasser, les fabricants des boissons incriminées aient choisi de porter le degré d'alcool à 43,43% selon les tests d'alcoométrie réalisés en 2007 par le Centre Pasteur de Yaoundé. " D'après les normes, ces taux rentrent dans les normes " a indiqué André Mama Fouda qui reconnaîtra par ailleurs que " malheureusement qui sont fixés, pas les maxima ".
Pour le ministre de la Santé publique, le débat devrait se situer sur les autres constituants rentrant dans la composition de ces produits. Le reste des travaux ce vendredi a été consacré à l'examen et la discussion du projet de loi portant régime financier des collectivités territoriales décentralisées au cours du quel les députés ont fortement remis en cause l'article 42 qui introduit la notion de mise en place progressive de certaines dispositions du texte. Rien n'y a fait. Marafa Hamidou Yaya a tenu à ce que le texte soit adopté tel qu'il est sorti de la Commission des lois constitutionnelles, ou mieux encore tel qu'il a été envoyé par le gouvernement. Aux élus du Sdf qui l'interpellaient sur l'attitude du gouvernement face aux maires de cette formation politique qui ont récemment été exclus, le Minatd a indiqué que " Quand un maire est élu, il n'est pas le maire du Sdf ou celui du Rdpc ou de quelque parti que ce soit… Il agit en tant que représentant de l'Etat quand il pose des actes dans l'exercice de ses fonctions " et de rappeler qu'il y a entre 20 et 25 cas de maires mis en minorité par leurs organes délibérants, tous partis politiques confondus, et dont les dossiers font l'objet d'enquêtes de la part de ses services.
J F B
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