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L’Institut national de la statistique (Ins) qui lance cette étude en janvier 2010 sollicite l’expertise des médias pour la sensibilisation des populations.
« Qu’est-ce qui va changer dans notre vie si nous répondons à votre questionnaire ? Depuis la dernière fois que vous êtes passé, qu’est-ce qui a changé ? » Ces questions des populations résonnent très souvent dans les oreilles des enquêteurs de l’Ins quand ils se retrouvent sur le terrain. C’est dans le but de dissiper les doutes, d’informer et de sensibiliser les populations sur l’importance de l’Enquête démographique et de santé et à indicateurs multiples (Ems-Mics – avec trois questionnaires : ménage, femme et homme -) qui sera lancée en janvier 2010 que l’Ins a réuni les journalistes à Mbalmayo du 15 au 16 octobre 2009. Objectifs : trouver le mot juste pour sensibiliser les populations sur l’importance de cette enquête, proposer un plan de communication et renforcer les connaissances des journalistes en matière d’Ems-Mics. Pour le directeur général de l’Ins, Joseph Tedou, les bailleurs de fonds et le gouvernement attendent ces données pour définir les politiques appropriées au développement local. « Il faut toujours avoir espoir que les problèmes vont trouver une solution. Car des experts, à travers les données collectées, décident de ce qu’il faut réaliser dans une localité ou un lieu précis », renchérit Roger Libité, chef du département des statistiques démographiques et sociales. Plus encore, les données récentes sur le niveau réel de nutrition, d’éducation de santé (Vih/Sida, mortalité maternelle, etc.) au Cameroun datent de 2004. Selon l’Ins, l’exercice sera très sensible. « Les enquêteurs vont prélever le sang (pour les tests paludisme et anémie) et des données très personnelles et intimes des enquêtés », affirme Joseph Tedou. D’où le recours à l’expertise des hommes des médias dans la sensibilisation des masses. Deux plans de communication ont d’ailleurs été proposés à l’Ins par les journalistes. Financée par le gouvernement camerounais en collaboration avec des bailleurs de fonds (Banque mondiale, Unicef, Usaid, Unfp), cette enquête sera menée dans un échantillon de 14 500 ménages à travers le pays. Quatre ou cinq personnes par ménages seront interrogées par les 150 enquêteurs qui seront formés à cet effet.
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