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Cameroon-Tribune - En attendant la cérémonie officielle de lancement a lieu ce jour à Yaoundé.
C’est finalement à l’hôtel Djeuga palace que les femmes chefs d’entreprise ont commencé leurs travaux en ateliers samedi dernier, en prélude à leur 57e congrès qui se tient cette année à Yaoundé. Malgré les désagréments causés par le changement du site en cette matinée pluvieuse (le site initial du palais des Congrès s’étant rendu indisponible à cause des problèmes liés aux connexions internet), les femmes ont pu tenir le coup. C’est bien après 19 h 30 mn que le rideau est tombé sur le tableau 1 du premier acte. Au menu, le partenariat d’affaires.
On a tiré de long en large. L’Union Européenne a réaffirmé son soutien à la femme entrepreneure. C’est un partenariat concret, a jugé Françoise Foning, la présidente du réseau mondial des femmes chefs d’entreprise. L’UNIFEM est aussi monté au créneau pour réitérer qu’elle est une institution qui veut encadrer les femmes. Elle peut agir par le renforcement de capacité et pourquoi pas, le financement de certains projets.
Dans ce même atelier, un exposé a accroché : celui portant sur le projet GOWE (Growth Oriented Women Entrepreneur) présenté par Laure Yossa. C’est un programme financé par la Banque africaine de développement et géré par la Société financière internationale afin de favoriser l’accès au financement des femmes chefs d’entreprise. Le programme a deux composantes principales : la garantie financière partielle accordée aux femmes s’agissant des projets à fort potentiel de croissance. La deuxième composante se résume en l’assistance technique pour aider à bien monter des projets bancables et la formation pour aider les femmes à mieux gérer leurs ressources humaines et financières. Le projet GOWE a été mis en place après les études faites par le bureau international du travail et la BAD. Le Cameroun est le deuxième pays dans lequel GOWE est expérimenté, le premier étant le Kenya. Le fonds de garantie mis à disposition s’élève à six milliards de Fcfa.
Les participantes affirment qu’elles sont jusqu’ici satisfaites de la qualité des exposés. C’est le cas de Barbara Hediger, "Designer" en éclairage (venue de Belgique), qui apprécie la diversité des projets présentés même si elle avoue que le business qu’elle fait n’est pas tout à fait lié à l’aide présentée. Elle se réjouit néanmoins des contacts déjà pris entre les communications.
Autre exposé ayant captivé l’attention samedi au Djeuga hôtel, celui sur le créneau des fleurs au Rwanda. L’investissement des femmes dans la culture et l’exportation des fleurs bute sur un obstacle majeur : l’amateurisme. Un créneau porteur, d’après l’oratrice, mais qui demande la maîtrise de la technologie afin de produire dans les normes et pénétrer les marchés occidentaux. Dans cette filière justement, souligne Julienne Ngo Nsom , chercheur, le pays où l’on veut vendre exige la traçabilité. On veut savoir les méthodes de multiplication des semences, le taux d’utilisation des pesticides pendant la culture. Le souci de maintenir les fleurs fraîches pendant et après la vente. Tout ceci n’est pas improvisé.
Jeanine FANKAM
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